Ce que l'horoscope dit... - Suzanna Carrière
Suzanna Carrière

Mon travail, c’est aussi ma passion: l’esthétisme et la beauté. Travaillant dans un magnifique espace au Centre-Ville de Montréal, je suis toujours aux petits soins pour ma clientèle. C’est d’ailleurs ce que je vous partagerai sur ce blogue, mon quotidien dans ce fabuleux domaine - en plus d’un paquet de sujets qui me passionnent. Et non, je n’oublie pas mes enfants chéris qui comblent ma vie.

Ce que l'horoscope dit...

Ce que l'horoscope dit... - Suzanna Carrière

Un matin, je lisais mon horoscope du jour, qui prévoyait que la chance serait avec moi pour tout ce que je souhaitais obtenir. Lire une prévision aussi encourageante dès le déjeuner, c’est forcément agréable. La journée commençait bien. Souriante, je mis mon manteau, pris mon sac et m’apprêtais à sortir. Oups, juste à temps, je récupère mes clés avant que ma porte se ferme, et que je reste coincée à l’extérieur. Je me sermonne intérieurement, me reprochant un manque cruel d’attention.

Dehors, il pleut. Je regarde ma montre. Elle indique une heure assez avancée, je ne peux donc pas revenir chez moi pour prendre un parapluie. Je bougonne, je ne regarde pas devant moi et je rentre dans une vieille dame. « Faites attention ! »me crie-t-elle. Je la connais bien, cette petite dame, et je sais qu’elle s’est fait enlever ses varice laser récemment. Elle repart, aidée de sa canne, et je m’en veux affreusement de l’avoir bousculée.

J’attends l’autobus. L’arrêt est bondé. Juste au-dessus de moi, l’eau tombe par un petit trou, et tombe sur mes cheveux. Le brushing que j’ai pris trente minutes à réaliser aux aurores n’aura servi à rien. Mes cheveux vont se mettre à frisotter et, toute la journée, j’aurai la tête d’une personne qui a oublié de se coiffer. Pour une journée qui devait se passer sous le signe de la chance, c’est un peu raté.

L’autobus arrive vite, je n’ai pas le temps de me pousser et il m’éclabousse au passage. Mon collant et mes chaussures beiges sont trempés et maculés de boue. Je trouve une place assise, la chance revient, et me voilà en train d’essayer de réparer les dégâts causés par la pluie et l’arrivée inopinée de l’autobus. Tous les mouchoirs en papier stockés dans mon sac ne suffisent pas. Un peu désespérée, je me tourne vers mon voisin et je lui demande s’il n’avait pas quelques mouchoirs en papier.

Avec un sourire charmant, il me tend un paquet neuf. Nous commençons à discuter. Arrivée à mon arrêt, je le préviens que je dois descendre et il me tend une carte de visite. « Si vous êtes libre, nous pourrions nous retrouver ce soir après votre travail. » Enchantée, j’accepte.

Cette soirée s’est si bien passée que nous nous sommes revus plusieurs fois, et que nous nous sommes mariés. La chance était bien avec moi, ce jour-là.