Le chandail de laine - Suzanna Carrière
Suzanna Carrière

Mon travail, c’est aussi ma passion: l’esthétisme et la beauté. Travaillant dans un magnifique espace au Centre-Ville de Montréal, je suis toujours aux petits soins pour ma clientèle. C’est d’ailleurs ce que je vous partagerai sur ce blogue, mon quotidien dans ce fabuleux domaine - en plus d’un paquet de sujets qui me passionnent. Et non, je n’oublie pas mes enfants chéris qui comblent ma vie.

Le chandail de laine

Le chandail de laine - Suzanna Carrière

Je me suis mise à tricoter, et j’ai appris des astuces nombreuses sur des sites spécialisés. Bien sûr, ce ne fut pas en deux jours que je suis parvenue à terminer mon premier tricot. La patience est importante, et j’ai dû attendre deux mois avant de porter le chandail que j’ai réalisé. J’ai suivi un modèle avec des manches larges et une coupe qui rappelle celle du kimono. Après cet essai réussi, j’ai tenté de me faire un gilet dans le même style. Je le voulais avec un point de vague chinoise. C’est souple et élégant, exactement ce qui convient à une veste taillée de cette façon. J’ai aussi demandé des conseils autour de moi et c’est Anita, qui occupe un emploi infirmiere à domicile, et qui s’occupe de ma voisine Huguette, qui m’a montré quelques tours de mains pour que mes coutures soient parfaites.

J’ai appris à faire un autre point, l’astrakan. Ce n’est pas aussi compliqué que ce que m’avait laissé entendre une amie. Elle aime manier les aiguilles et la laine depuis qu’elle est jeune. Elle a un blogue où les tricoteuses trouvent des patrons et des tutoriels. Un volet a été ajouté à son site, elle vend à présent ses créations pour celles et ceux qui n’auraient pas de temps à consacrer à ce loisir créatif. Je lui ai pris deux pochettes et un sac, que j’offrirai à ma mère à son prochain anniversaire. Comme je suis de plus en plus en confiance dans ce domaine, j’avais promis à mon conjoint que je lui tricoterais un pull avec des torsades sous peu. Pour avoir la qualité du fil que je voulais, ce ne fut pas si aisé. Je suis exigeante et je souhaitais de la laine de mérinos. Son élasticité et sa capacité à retenir la chaleur sont des atouts qui m’avaient décidée pour cette matière.

J’ai regardé sur de nombreux sites marchands. Finalement, Liliane m’a envoyé l’adresse d’un producteur de laines vierges. C’est à lui que j’ai acheté mes pelotes. D’un joli ton beige, la laine est naturelle. J’ai commencé le même soir à faire une première manche. J’ai mangé légèrement, et j’ai continué mon travail jusqu’à ce qu’un bâillement fasse cesser quelques secondes les allers et retours incessants des aiguilles. Ce fut le signe qui me décida à aller me coucher. En moins d’une semaine, j’avais entièrement fini mon œuvre, que j’ai présentée à mon conjoint. Il adore son chandail et il le porte très souvent.