L’éducation, et les nouvelles écoles - Suzanna Carrière
Suzanna Carrière

Mon travail, c’est aussi ma passion: l’esthétisme et la beauté. Travaillant dans un magnifique espace au Centre-Ville de Montréal, je suis toujours aux petits soins pour ma clientèle. C’est d’ailleurs ce que je vous partagerai sur ce blogue, mon quotidien dans ce fabuleux domaine - en plus d’un paquet de sujets qui me passionnent. Et non, je n’oublie pas mes enfants chéris qui comblent ma vie.

L’éducation, et les nouvelles écoles

L’éducation, et les nouvelles écoles - Suzanna Carrière

Certains parents préfèrent ne pas scolariser leurs enfants ; c'était le cas d'une amie à moi qui travaille dans une agence adwords. Elle voulait consacrer autant de temps que possible à l'éducation de ses enfants. 

C'est un choix assez audacieux que tout le monde ne comprend pas toujours. Mon premier réflexe est de me dire que l'enfant peut avoir une carence en amitié. Je craindrais aussi que le jour où l'enfant devrait réintégrer un système scolaire, qu’il ne se sente trop décalé. La différence a du bon, mais il ne faut pas trop se différencier ; une trop grande différence vécue jeune, peut être lourde à porter. 

Il y a aussi les écoles sortant des sentiers battus. Rien qu’à Montréal, il y a 3 écoles Montessori. La méthode Montessori, a fait ses preuves, et est ancrée dans le bon sens. Un autre point très important, est que la méthode Montessori est complètement exempte de toute connotation spirituelle, ou pseudo-spirituelle. Chacun reste libre de ses croyances, et cette méthode n’intervient pas dans le rapport au monde sur un plan spirituel. Néanmoins, une enseignante de Montessori m’a confiée que c’est aussi un lieu où se retrouvent parfois, les enfants à difficulté, soit rejetés par le système scolaire classique, soit que les parents veulent protéger, et donc, les placent dans un cadre plus « cocon ».

Le choix d’une école pour son enfant est très difficile, je trouve. Il y a le côté pratique, le côté financier, le côté moral et intellectuel. Une chose est sûre, il faut se méfier des nouvelles « méthodes » de développement personnel. J’ai une amie par exemple, dont le fils a failli être scolarisé dans une école Steiner-Waldorf. Le Québec en compte 4, elles ont un permis du Ministère de l’Education du Québec, et sont associées à une commission scolaire. A priori, rien de répréhensible donc, mais … en France, il y a une suspicion de pratique sectaire qui a fait débat. Mon amie ne savait rien de cela, jusqu’à ce qu’elle fasse une rencontre providentielle.

Au cours d’un repas avec des collègues de son mari, mon amie apprend que l’un d’eux, qui a fait ses études à Leuven, en Belgique flamande, s’est retrouvé embrigadé par un professeur de philosophie dans l’antroposophie, assimilée pour beaucoup, à une dérive sectaire. Le monsieur lui explique comment, progressivement, on l’a coupé de son entourage, des autres, de la société, en instillant chez lui la défiance et la crainte que le monde soit hostile. Elle n’y comprenait rien, ce programme semblait tellement ouvert sur le monde ! Le monsieur lui dit à quel point, il y a un monde caché, et lui a conseillé de lire un certain site, tout en lui disant que malheureusement, il y a un grand silence sur le problème sectaire, car souvent, les anciens adeptes se taisent par crainte de représailles. On ne sait pas tout donc.

Moi-même, j’ai été approchée pour faire un nouveau sport qui s’appelle du Chindaï, et pour m’impliquer dans l’association qui le promeut. Mais quand mon mari a vu que cette association, FIMB Canada, n’avait pas de site, aucune référence, et que la direction en France, ne présentait aucun compte financier ou moral, il a cherché à creuser pour savoir où je mettais les pieds. Il a vu dans leur réseau des associations et organisations liées ou à fond dans l’antroposophie, comme Lucis Trust, et même, une qui s’appelle IVI, et a été reconnue secte en France après un scandale financier. Donc, il m’a dit de prendre mes distances, ce que j’ai fait, et j’ai bien fait.

Quant à notre fille, elle est scolarisée dans le public, et c’est aussi bien comme ça !