Ma façon de fondre - Suzanna Carrière
Suzanna Carrière

Mon travail, c’est aussi ma passion: l’esthétisme et la beauté. Travaillant dans un magnifique espace au Centre-Ville de Montréal, je suis toujours aux petits soins pour ma clientèle. C’est d’ailleurs ce que je vous partagerai sur ce blogue, mon quotidien dans ce fabuleux domaine - en plus d’un paquet de sujets qui me passionnent. Et non, je n’oublie pas mes enfants chéris qui comblent ma vie.

Ma façon de fondre

Ma façon de fondre - Suzanna Carrière

Comme d’habitude, le jour de l’An, était le jour des résolutions, et comme d’habitude, j’allais m’inscrire dans une salle de sport pour la nième fois. Salle que j’allais déserter au bout du troisième, ou quatrième mois, pour des raisons diverses, suggérées par ma flemme maladive. Je devais penser au fond de moi, que simplement regarder les autres souffrir, allait me faire maigrir, ce que j’appréciais particulièrement de faire, soit dit en passant. Cette année, une amie que j'avais accompagnée pour son injection acide hyaluronique, m'a convaincue que je devais m’inscrire dans une salle qui avait une machine plutôt spéciale, même si elle était connue depuis un moment. C’est une sorte de shaker électrique pour corps humain, qui fait trembler tout les muscles du corps. Quand le jeune professeur de sport m’en faisait la démonstration, rien qu’à l’idée qu’il ne s’agisse que de se tenir à la barre, sans trop faire d’efforts, et qu’un de ses arguments fut de me dire que cette machine était reconnue comme étant une des meilleures solutions contre la cellulite, me faisait m’inscrire dans la minute.

La première fois, j’attendais mon tour calmement derrière deux autres personnes. Il n’y avait que deux machines. Je me retenais de rire en regardant la graisse des autres trembler tout en sachant que chez moi, le phénomène était bien pire, et que je ne pourrai certainement pas en vouloir aux autres, si cela leur prenait de se moquer de moi. On aurait dit à voir les autres, que les muscles et les graisses étaient liquéfiés, et qu’ils pouvaient se mélanger. J’écoutais le jeune professeur qui ramenait sa science, en disant de bien tenir la barre, et de se pencher ainsi, et blablabla… Moi, je ne voulais qu’une seule chose, shaker mes fesses et mon ventre. Dès que je posais la jambe, un mal au cœur me prit jusqu’à la gorge. J’éclatais de rire lorsque je m’entendis parler comme un robot qu’on flingue. Je redescendais au plus vite, le temps de ressentir mes yeux se remettre en place dans leurs orbites. Le professeur me montra quelques postures, et alla s’occuper d’autres clients. Je laissais ma place à la personne qui attendait son tour derrière moi, pour me remettre de ma petite expérience avant d’y retourner. La personne à côté fit un mouvement des plus intéressants.  Elle posa une seule jambe. C’était pour la chauffer plus vite, avant de s’attaquer à la fonte. Je la laissais terminer, pour m’allonger devant la machine pour ne poser que mes deux pieds dessus, et faire vibrer mes cuisses. Voilà, j’avais trouvé la meilleure solution pour faire fondre le gras sans effort. Quand on dit que les fainéants ont du génie…