Mes portraits fleuris - Suzanna Carrière
Suzanna Carrière

Mon travail, c’est aussi ma passion: l’esthétisme et la beauté. Travaillant dans un magnifique espace au Centre-Ville de Montréal, je suis toujours aux petits soins pour ma clientèle. C’est d’ailleurs ce que je vous partagerai sur ce blogue, mon quotidien dans ce fabuleux domaine - en plus d’un paquet de sujets qui me passionnent. Et non, je n’oublie pas mes enfants chéris qui comblent ma vie.

Mes portraits fleuris

Mes portraits fleuris - Suzanna Carrière

Un jour de novembre, alors que le ciel était resté d’un gris laiteux très déprimant toute la journée, une éclaircie brève apparue et illumina le jardin, encore recouvert de gouttes de pluie. Les couleurs automnales, des bruns et des rouges passés, avaient été sublimés par ce rayon de lumière. J’ai sorti mon appareil photo numérique, avec un excellent objectif, pour essayer de restaurer au mieux ce moment divinement beau. Mettre en valeur ces massifs de plantes d’où les fleurs étaient absentes ne fut pas si simple. Quelques rocailles, disséminées autour de la maison principale, furent plus faciles à photographier. Les masses de plantes grasses, des persistantes, n’avaient pas encore été abîmées par la pluie, le gel et la neige. Ces choux miniatures, aux nuances grisâtres et violettes, sont difficiles à entretenir. Les mauvaises herbes viennent se loger dans les interstices, et je dois les arracher régulièrement. Elles sont envahissantes, et elles font disparaître les petits choux.

J’ai fait surtout des portraits de détails de graminées, de gouttes de pluie suspendues à une branche de pommier, recouverte d’un lichen verdâtre, et de taches de lumière sur des pierres. Le ciel avait changé de teinte et un voile blanc s’était déchiré pour laisser entrevoir un peu de ciel bleu. C’était à ce moment que le soleil avait jeté ses rayons sur ma propriété. J’ai vu que quelques champignons, mais qui ne sont pas comestibles, avaient poussé sous les chênes. Je les ai pris sous tous les angles que je le pouvais. Je me suis accroupi, allongé, j’ai pris des clichés en plongée et en contre-plongée. Ce ne furent que quelques dizaines de minutes qui passèrent ainsi, car trop vite, les cieux se chargèrent de nouveau de nuages menaçants. Bientôt, une pluie froide, glaciale, tomba des nues. Je suis rentrée.

Face à la nature, je ne pouvais que capituler. J’ai regardé mes messages et ma demande de visite dans une dentisterie Québec avait été acceptée. Je regardais les photos que j’avais réussies et j’effaçais celles qui étaient ratées. Après ce premier tri, où je zoome sur chaque image pour juger de sa qualité, j’ai transféré les données dans la mémoire de mon ordinateur. Un deuxième tri est obligatoire, je le fais à chaque fois que je transfère mes photographies. J’ai regardé avec attention les quelques clichés qui avaient été réussis. Parmi eux, une dizaine, une fois agrandit, n’avaient aucun intérêt. Les sujets que je voulais prendre n’étaient pas exactement cadrés comme je le souhaitais.