Pouvoir politique versus pouvoir des réseaux sociaux - Suzanna Carrière
Suzanna Carrière

Mon travail, c’est aussi ma passion: l’esthétisme et la beauté. Travaillant dans un magnifique espace au Centre-Ville de Montréal, je suis toujours aux petits soins pour ma clientèle. C’est d’ailleurs ce que je vous partagerai sur ce blogue, mon quotidien dans ce fabuleux domaine - en plus d’un paquet de sujets qui me passionnent. Et non, je n’oublie pas mes enfants chéris qui comblent ma vie.

Pouvoir politique versus pouvoir des réseaux sociaux

Pouvoir politique versus pouvoir des réseaux sociaux - Suzanna Carrière

J’assiste à un rendez-vous en médecine esthétique en plein débat politique chez nos voisins du sud, et alors que notre gouvernement se débat avec des crises à répétition.

Le pouvoir politique, c’est d’obtenir ce que l’on souhaite d’autres personnes, ou de leur faire faire ce que l’on souhaite qu’elles fassent. Le leadership d’un influenceur peut donner beaucoup de pouvoir pour convaincre, persuader ou contraindre les autres. Les politiciens de cette planète utilisent l’information pour arriver à leurs fins. Certains utilisent la désinformation, la calomnie et la caricature vulgaire de l’autre candidat pour gagner.

Beaucoup de citoyens n’ont plus confiance aux politiciens qui manquent de crédibilité : ils promeuvent l’éthique et s’entourent d’une équipe ayant des apparences de conflits d’intérêts. Ils se disent plus blanc que neige et après enquête, on se rend compte qu’ils ont menti. Bien sûr, je généralise, mais le discours politique est fatiguant et pas assez contemporain selon moi. Ce sont toujours le cercle des mêmes acteurs qui se taille la part du lion et qui décide pour les citoyens. Il y a une asymétrie d’information. Le peuple n’est pas toujours bien informé malgré les mécanismes mis en place, et ce, en raison des biais d’influence.

Un autre pouvoir ou contre-pouvoir se met en place avec l’essor des médias sociaux. Une pétition signée par plus d’un million de personnes, une manifestation qui rassemble la population massivement ont plus de poids sur notre économie que certaines politiques.

Les entreprises et les différents joueurs institutionnels souhaitent garder une bonne réputation qu’ils ont mis des années à bâtir. Or un seul Tweet ou message sur Internet peut être le grain qui bloque l’engrenage. L’exemple qui me vient en tête est celui de l’association de défense de l’environnement qui a lancé une grande campagne Internet via une pétition. Elle a associé la pollution pétrolière à un des partenaires de cette compagnie exploitant l’énergie fossile, un fabricant de jeux pour enfants. Afin de ne pas nuire à sa réputation, ladite entreprise de jeux a cessé toute collaboration future avec la compagnie pétrolière. Le pouvoir financier et politique a donc été ébranlé par cette pétition signée par de nombreux citoyens. L’information n’était pas exacte, mais le fait que les deux entreprises soient partenaires, le reproche fait à l’une de polluer est aller entacher l’autre qui était soucieuse de l’environnement. Du coup, la réaction de cette seconde entreprise de ne plus être partenaire avec la pétrolière a eu un impact sur les actions boursières des entreprises. Le pouvoir social s’est exprimé via des signatures pour légitimer une vidéo négative et changer la mise.

Aujourd’hui avec la propagation des informations bonnes ou mauvaises, que ce soit Wikileaks, une organisation de défense des droits, ou une pétition apparemment anodine, le pouvoir des médias sociaux est en train d’influencer les pouvoirs politiques et économiques. Les règles du jeu sont en train de se redéfinir pour que le bon sens prévale.