Tendres souvenirs d'enfance... - Suzanna Carrière
Suzanna Carrière

Mon travail, c’est aussi ma passion: l’esthétisme et la beauté. Travaillant dans un magnifique espace au Centre-Ville de Montréal, je suis toujours aux petits soins pour ma clientèle. C’est d’ailleurs ce que je vous partagerai sur ce blogue, mon quotidien dans ce fabuleux domaine - en plus d’un paquet de sujets qui me passionnent. Et non, je n’oublie pas mes enfants chéris qui comblent ma vie.

Tendres souvenirs d'enfance...

Tendres souvenirs d'enfance... - Suzanna Carrière

Je sortais de chez l'esthéticienne pour un traitement de varices, quand j'ai croisé le chemin d'un gros chat roux. Il m'a ramené très loin en arrière. Un de mes plus vieux souvenirs, quand j'étais enfant, vers l’âge de 4 ans, j'avais un énorme et très vieux chat, vraiment énorme que j'habillais avec mes vêtements de poupée et promenais dans une petite poussette. Il se laissait faire, probablement que partir lui aurait demandé trop d'efforts. Il ressemblait à Garfield. Pour le nourrir il fallait aller lui porter à sa gamelle. Il devait faire dans les 25 ou 30 livres sûrement. Je ne me souviens plus de son nom toutefois. Il est décédé de manière horrible, il est mort brûlé lorsque ma maison est passée au feu à l'été de mes 5 ans. J'espère de tout mon coeur qu'il n'a pas souffert.

C'est bizarre comment la mémoire emmagasine les souvenirs et qu'un objet, une odeur, un endroit, un événement nous les remontent à la mémoire. Au sujet de l'incendie de ma maison, la seule odeur d'un feu de foyer me la rappelle.

Heureusement, j'ai aussi des souvenirs qui me reviennent et qui sont beaucoup plus heureux. L'odeur de cannelle me rappelle les pommes cuites au four avec de la cannelle, avec un carré de beurre, du sucre brun et des noix que ma mère me faisait pour me réconforter. J'en fais parfois, mais elles n'ont jamais le même goût réconfortant que celles qu'elle me cuisinait. Un jour, il y a 2 ans, je suis retourné dans le quartier de mon enfance. Tout était si différent. Pas parce que cela avait si changé, mais mon regard était bien différent. Tout était plus petit. La ruelle où je m'amusais aux petites voitures avec mes amis est en fait un tout petit corridor entre deux maisons, l'entrée de garage du bloc de 40 appartements dont s'occupaient mes parents, où je jouais à la marelle et qui me paraissait si grande, est à peine assez large pour laisser passer une voiture moyenne. Et la cour où je montais des tentes avec des couvertures et où je donnais des spectacles est en fait, un tout petit carré de terrain gazonné et rocheux.

Finalement, je me suis aperçu que lorsqu'on retourne dans le quartier de son enfance, ce n'est pas le quartier qu'on veut revoir... Mais bien son enfance ...