Un pique-nique - Suzanna Carrière
Suzanna Carrière

Mon travail, c’est aussi ma passion: l’esthétisme et la beauté. Travaillant dans un magnifique espace au Centre-Ville de Montréal, je suis toujours aux petits soins pour ma clientèle. C’est d’ailleurs ce que je vous partagerai sur ce blogue, mon quotidien dans ce fabuleux domaine - en plus d’un paquet de sujets qui me passionnent. Et non, je n’oublie pas mes enfants chéris qui comblent ma vie.

Un pique-nique

C’était si agréable de profiter de cette journée avec mes amis, que je n’ai pas vu que l’heure de rentrer chez moi était passée depuis bien longtemps. Je m’astreignais à me coucher tôt pour être en pleine forme pour la semaine qui m’attendait. Dans mon empressement à partir, j’ai laissé tomber mon trousseau de clés de maison. Je ne me suis aperçue de sa perte que devant ma porte, quand je l’ai cherché. J’avais entendu la sonnerie de mon téléphone, pendant que je conduisais, mais je n’avais pas répondu, car je réprouve l’usage du téléphone cellulaire au volant. En regardant l’écran de l’appareil, j’ai constaté que Marie-Thérèse m’avait envoyé un message pour me dire qu’elle avait mes clés. Comme elle ne me voyait pas revenir, elle décida de me les apporter. C’était une bonne idée, mon amie est très généreuse et attentionnée. De mon côté, je suis repartie vers le lieu du pique-nique qui s’éternisait. 

J’ai entendu Jean-Claude mentionner les coordonnées du propriétaire d'une compagnie de remplacement toiture Cowansville qu’il avait rencontré, alors que j’arrivais. Monique vint vers moi et elle m’expliqua ce qui se passait. Je n’avais plus qu’à appeler Marie-Thérèse pour lui demander de m’attendre. Elle n’avait pas chargé son cellulaire, je dus rester sur place en attendant qu’elle revienne. J’ai profité de cette petite demi-heure pour discuter avec Thierry et Jacques. Les deux frères se lancent dans une entreprise risquée sur Internet, mais je sais qu’ils sont obstinés et qu’ils atteindront leurs objectifs. J’ai été heureuse d’apprendre que Corinne avait des pieds producteurs de tomates à me donner. Elle passa dans la semaine me les apporter, exactement comme elle me l’avait promis. 

J’ai dégusté quelques morceaux de concombre trempés dans une crème fouettée à la coriandre ; j’ai pris des tresses feuilletées au fromage de chèvre et à l’origan ; j’ai picoré quelques noix de cajou et Marie-Thérèse arriva. L’aventure l’avait amusée et elle avait profité de ce trajet pour passer prendre un saladier rempli de fraises et d’abricots. Elle le déposa sur une nappe avec des bols en porcelaine et des cuillères à ses côtés. Je suis donc restée pour souper sous la brise douce de ce mois de juin. Une telle journée, j’en avais rêvé depuis des mois. Je suis, finalement, rentrée chez moi quand la nuit fut tombée. Je n’avais aucun regret à m’être attardée. De plus, ce pique-nique marqua le début d’une saison riche en événements.