Une patronne rajeunie - Suzanna Carrière
Suzanna Carrière

Mon travail, c’est aussi ma passion: l’esthétisme et la beauté. Travaillant dans un magnifique espace au Centre-Ville de Montréal, je suis toujours aux petits soins pour ma clientèle. C’est d’ailleurs ce que je vous partagerai sur ce blogue, mon quotidien dans ce fabuleux domaine - en plus d’un paquet de sujets qui me passionnent. Et non, je n’oublie pas mes enfants chéris qui comblent ma vie.

Une patronne rajeunie

Une patronne rajeunie - Suzanna Carrière

J’avais eu une patronne qui avait perdu son mari dans un accident de voiture. Elle en fut très bouleversée et est tombée dans la déprime pendant plusieurs mois. Elle avait, pendant ce temps-là, énormément maigri. Elle en portait les marques sur son visage. Il paraissait complètement avachi. Deux ans plus tard, beaucoup de gens lui conseillaient de refaire sa vie. Même ses enfants. Tout en étant resté une excellente patronne, elle s’était hélas, pas mal laissé aller. Physiquement, il y avait un peu de travail à faire. Elle commença par faire un régime draconien qui lui marqua encore plus le visage. La visite d’une de ses sœurs aura permis de l’emmener dans un centre d’esthétique pour demander quelques conseils.

Je ne connaissais pas de lieu où il était possible de se faire des injections de botox Québec. C’est elle qui m’en parlera quelques jours plus tard après qu’il m’ait été possible d’apprécier sur son visage les effets de ce produit. Il paraissait plus jeune, plus tendu, plus rehaussé. À la limite, elle paraissait avoir perdu 20 ans. Cela lui allait très bien. Elle commençait à reprendre goût à la vie et se décidait à ressortir avec quelques partenaires au début avant de trouver celui qui lui conviendrait le plus. Elle fut charmée le jour où elle fut draguée par un jeune de moins de 20 ans. Elle ne put s’empêcher de le raconter plus d’une fois. Elle était heureuse et son affaire Marchait. Nous ne pouvions rien espérer de mieux.

Elle finit par choisir parmi tous ces partenaires, un homme assez jeune. Elle disait que le fait que la vie n’ait pas encore trop marqué son bonhomme, lui permettait à elle de se reposer sur une certaine insouciance, qui lui permettait de voir la vie du bon côté. Elle avait besoin, en dehors de son travail, de retrouver un semblant d’innocence, une sorte d’euphorie pouvant lui alléger l’esprit, dans le but de revenir à la charge beaucoup plus fortement et sereinement le lendemain, lorsqu’elle reprenait les rênes de son travail. Elle avait fini par se construire une vie décalée en deux temps. Celle du travail, où elle endossait le rôle d’une femme forte à la limite sévère et celle de l’extérieur où elle préférait endosser un rôle d’une femme frivole, facile à vivre n’ayant aucune limite pour ce qui est d’apprécier la vie. Je finissais presque par l’envier et décidait qu’il était temps pour moi d’en faire autant.